Musique

Worakls, l’ovni virtuose de l’électro

L’artiste, originaire de la région parisienne, fait actuellement sensation sur les scènes européennes avec son album « Orchestra », spécialement composé pour un orchestre symphonique.

Phénoménal, organique, puissant… Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le tout premier album solo de Kevin Rodrigues, alias Worakls. Âgé de 30 ans, ce DJ parisien a su mêler avec brio deux univers distincts : l’énergie de l’électro et la pureté de la musique symphonique. « Je ne voulais pas me limiter aux instruments, ni à un style musical. Pourquoi choisir quand on a la possibilité de tout mélanger ? », explique-t-il le sourire aux lèvres.

Il lui aura fallu près de 10 ans pour concrétiser ce petit bijou musical, intitulé « Orchestra ». Sa particularité : un enregistrement live où l’artiste joue accompagné d’une vingtaine de musiciens de l’orchestre de Fourvière (Lyon). « Pour un violoniste classique, jouer de l’électro reste une expérience hors du commun. Avec son ordinateur, Kevin arrive à transmettre autant d’émotions qu’avec son piano. C’est un ovni sensible et mélomane », confie Benjamin Rivière, 1er violon au sein de l’orchestre.

©Samy ait-Chikh

La formation classique de Worakls se ressent fortement dans la composition de ses titres. Il n’a que trois ans quand il s’assit pour la première fois devant un piano. La symbiose est immédiate. « Je ne me lassais pas de jouer, j’ai effectué une partie de mon cursus au conservatoire de Versailles agrémenté de cours privés. Classique, contemporain… Tout me plaisait », se souvient Kevin Rodrigues.

« Mélanger deux mondes, les émotions du classique avec la liberté et l’énergie de l’électronique. Je pensais que c’était un aboutissement, mais en fait ce n’était qu’un début. »

Woraks

Un peu par hasard, il découvre la musique électronique. « J’avais 18 ans à peine, cela a été comme une révélation. Les possibilités avec l’électro sont infinies. Je me disais qu’avec du travail et de la détermination, je pouvais essayer de créer quelque chose d’unique », confie-t-il. Un pari réussi, sans nul doute pour le compositeur, également co-fondateur du label Hungry Music.

Cet album puise son inspiration dans les bandes originales des films d’Ennio Moriconne, de Hans Zimmer ou encore de John Williams. « Composer la musique de longs-métrages, c’est mon principal objectif. Mon rêve ultime serait de collaborer sur un Disney », révèle Kevin Rodrigues, les yeux pétillants.

En attendant que ce projet prenne vie, Worakls se produit actuellement dans plusieurs grandes salles en France : le Transbordeur à Lyon le 2 mars, le Bikini à Toulouse le 9 mars et la Laiterie à Strasbourg le 25 avril. Un show visuel et musical à ne surtout pas manquer !

Un commentaire

  • Avatar

    BROYER Michel

    Bonjour…
    Assez étonnant, et très innovant. Il me paraît à priori que cette initiative puisse être apte à éveiller l’intérêt, notamment de jeunes, éloignés de toute forme musicale, à une saine approche de ce que peut en toute réalité, le monde – si grand – de la Musique…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *